Quotidien Du Pharmacien

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  • Activité officinale : le calme après la tempête

    Après avoir connu deux vagues records correspondant l'une à l'afflux de demandes de paracétamol et de renouvellement d'ordonnances, l'autre à des prescriptions insolites en hydroxychloroquine, l'activité officinale est en chute libre depuis dix jours.

    Comment faire face à cette situation inédite sans trop de casse ?

    Conséquence du confinement, la baisse de la fréquentation est palpable dans la plupart des officines depuis que les Français sont priés de rester chez eux. « De 15 % sur l’ensemble du territoire, voire de 35 % en Ile-de-France, par rapport à la même époque de 2019 », précise Gilles Bonnefond, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO). De fait, selon l’opérateur Orange, 1 million d’habitants ont déserté la région parisienne à l’annonce du confinement national. L'USPO a lancé un sondage auprès des pharmaciens leur demandant d'évaluer l'évolution de leur activité depuis le 18 mars, au lendemain du début du confinement. « Ces résultats livreront des éléments concrets sur les conséquences de l'épidémie qui permettront d'alerter les pouvoirs publics et d'obtenir une adaptation des dispositifs », expose Gilles Bonnefond.

    Avril risque d'être problématique

    La Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) a elle aussi dressé un tableau précis de cette inflexion de l’activité officinale. Si ses chiffres diffèrent légèrement de ceux de l'USPO, ils confirment une baisse brutale au cours des derniers jours qui ne laisse rien présager de bon pour le mois d'avril. « Lors de la quatrième semaine du mois de mars, on assiste à une diminution de l'activité de 19 % au niveau national et de 25 % pour la seule région parisienne en comparaison d'une semaine standard », détaille Philippe Besset, président de la FSPF. « Sur l'ensemble du mois de mars, l'activité globale sera sensiblement équivalente à celle d'un mois de mars habituel, même si le mois écoulé a été assez atypique. Car la baisse des derniers jours est compensée par la hausse observée en troisième semaine, qui s'élève à 15 % dans l'ensemble du pays selon nos estimations. Une hausse notamment due à l'activité exceptionnelle des 16 et 17 mars, deux journées qui resteront dans les annales de la pharmacie », souligne-t-il.

    Si les officinaux ont donc limité la casse en mars, le mois qui débute risque d'être beaucoup plus problématique. « Avril sera très compliqué, il faut d'ores et déjà penser à adapter le réseau à la diminution de l'activité amorcée fin mars. Nous avons déjà envoyé à nos confrères une circulaire qui résume l'ensemble des mesures sociales existantes, rappelle le président de la FSPF. Des discussions sont également menées avec la Caisse nationale d'assurance-maladie (CNAM) pour étudier toutes les solutions qui pourront être spécifiquement mises en œuvre pour l'officine. »

    Un bouquet de solutions

    Face à cette situation, aussi brutale qu'inattendue, certains titulaires ont d'ores et déjà pris des mesures exceptionnelles, choisissant par exemple de réduire leur amplitude horaire. « Chaque titulaire est libre d'adapter ses heures d'ouverture en fonction de l'activité, pourvu qu'il en avertisse l'ARS et l'Ordre et veille à ce que le service de garde puisse prendre le relais », rappelle Gilles Bonnefond. D'autres pharmaciens optent pour la dispensation à guichets fermés, une alternative pour à la fois assurer la sécurité du personnel et réorganiser les tâches au sein d'une équipe officinale, souvent réduite. Si la plupart des contrats d'assurance ne comportent pas la clause épidémie dans la couverture perte d'exploitation, les titulaires peuvent recourir à divers dispositifs pour préserver leur trésorerie.

    La caisse d'assurance vieillesse des pharmaciens (CAVP) indique ainsi que les titulaires rencontrant des difficultés économiques peuvent demander le report de leurs cotisations vieillesse, ou tout au moins transmettre sur le site un revenu estimé adapté au contexte actuel. Enfin, en cas de graves difficultés financières, il est possible d'adresser une demande d'aide sur le site de la CAVP. Interfimo propose de son côté un report qu'à 6 mois des remboursements des crédits professionnels sans frais ainsi que des financements personnalisés à des conditions privilégiées. Ces dispositifs professionnels viennent compléter les mesures énoncées par différentes ordonnances du gouvernement (voir ci-dessous et page 13).

    Ce bouquet de solution mis en œuvre par l’État ne poursuit qu’un seul objectif : maintenir à flot les entreprises pendant la durée de l’épidémie, afin qu'elles puissent, une fois la crise surpassée, rebondir grâce à la pleine capacité de leurs équipes et de leurs compétences.

    Source : Le Quotidien du Pharmacien n°3592

    Information Publié le 27/04/2020
  • Pharmacies, la distribution de masque, enfin !

    En complément des gestes barrières et de la distanciation sociale, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé ce matin que le déploiement progressif « des masques en tissu, réutilisables et répondant à des normes de filtration du virus » va se faire avec l’appui des pharmacies, des villes et de la grande distribution.

    Dimanche, l’allocution du Premier ministre Édouard Philippe et du ministre de la Santé Olivier Véran avait déçu les pharmaciens. Alors que l’ensemble de la profession demande l’autorisation de mettre à disposition des masques alternatifs au grand public, le gouvernement n’évoquait pas la pharmacie comme possible relais… mais n’hésitait pas à citer la grande distribution ! Un affront pour les confrères qui font face, en première ligne, à cette crise sans précédent et répondent présents à toutes les missions que le gouvernement lui confie.

    Ils ont finalement été entendus. Ce matin, le ministre de la Santé Olivier Véran a présenté des masques textiles « ayant une capacité de filtration de l’ordre de 90 % des virus » dont la distribution sera déployée en s’appuyant sur « toutes les bonnes volontés » et notamment « en lien avec les pharmacies, la grande distribution, les transports en communs et les collectivités ».

    Un grand pas. Reste à modifier la liste des produits pouvant être mis à disposition du public dans les pharmacies, pour y inclure ces masques alternatifs.
    Et à répondre à d’autres questions : où, comment et à quel prix se fournir ? À partir de quelle date ces masques seront disponibles ? Et quelles seront les modalités de distribution ?

    Information Publié le 25/04/2020
  • La classification des préparateurs

    La carrière des préparateurs est étroitement liée à leur progression dans la grille conventionnelle, qui elle-même dépend exclusivement de leur expérience professionnelle.

    De débutant à confirmé, l’ascension de carrière des préparateurs se fait selon un bloc d’échelons à gravir. Leur position dans la grille conventionnelle dépend exclusivement de leur expérience professionnelle. Seul le passage au dernier coefficient, au sommet de la classification, correspond à une promotion professionnelle librement décidée par l’employeur.

    Comment évolue la carrière des préparateurs ?

    Les préparateurs démarrent leur carrière au coefficient plancher 240 et progressent automatiquement par paliers jusqu'au coefficient plafond 320, après 35 années de pratique professionnelle. L'employeur doit respecter ce minimum conventionnel.

    L’expérience correspond-elle à l’ancienneté ?

    Ces deux notions sont étroitement liées mais elles ne se confondent pas. L’expérience ou le nombre d'années de pratique professionnelle correspond au cumul de l'expérience acquise dans une ou plusieurs pharmacies à compter de l'obtention du diplôme. Quant à l’ancienneté, elle est appréciée dans chaque entreprise. À chaque changement d'officine, le compteur de l'ancienneté est remis à zéro.

    Comment se hisser au coefficient 330 ?

    Indépendamment du nombre d’années de pratique professionnelle, ce coefficient est accordé « aux préparateurs qui possèdent des qualités techniques et commerciales exceptionnelles et qui exécutent des travaux comportant une large initiative ».

    Cette définition conventionnelle comporte une évidente part de subjectivité (à partir de quel niveau un préparateur est-il considéré comme exceptionnel ?), ce qui laisse toute liberté d’arbitrage à l’employeur pour accorder une telle promotion.

    En cas de changement d’officine, le préparateur au coefficient 330 n’est d’ailleurs pas assuré de conserver ce point culminant, à négocier lors d’une nouvelle embauche.

    Le coefficient doit-il figurer dans le contrat de travail ?

    Oui, c’est une mention contractuelle obligatoire. La Convention collective l’indique expressément à l’article 18 des dispositions générales.

    Quel est le statut des préparateurs ?

    Ils sont des salariés non-cadres de l'officine. Ceux dont le coefficient est au moins égal à 330 sont assimilés cadres. Ce statut spécifique leur confère les avantages des cadres uniquement pour la retraite et la prévoyance. Pour tous les autres sujets – période d’essai, congés payés, indemnités de licenciement, etc. – ils restent liés aux dispositions générales applicables aux salariés non-cadres.

    La maternité ralentit-elle le passage au coefficient supérieur ?

    Les absences pour congé maternité sont prises en compte dans le calcul de la pratique professionnelle. L’employeur ne peut pas retrancher ces périodes. En revanche, les périodes de congé parental total, sans activité, freinent le passage au coefficient supérieur puisqu’elles sont exclues de la pratique professionnelle.

    En cas de cession de la pharmacie, quel est l’effet sur la progression dans la classification ?

    La cession de l’entreprise, donc le changement de titulaire, n’a aucune incidence sur le passage au coefficient supérieur. Tous les coefficients sont automatiquement repris par le nouvel employeur, y compris le coefficient 330. L’expérience professionnelle ne peut être effacée, elle reste acquise et se poursuit. Il n’y a aucun risque pour le préparateur de dévisser.

    En raison de difficultés économiques, l’employeur peut-il « geler » les coefficients ?

    En aucun cas l’employeur ne peut différer le changement d’échelon et donc de coefficient. Quelle que soit la situation économique de l’entreprise, l’évolution de carrière ne peut être bloquée.

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    Source : Le Quotidien du Pharmacien n°3575
    Fabienne Rizos-Vignal

    Information Publié le 28/02/2020
  • FOCUS PNEUMOLOGIE

    UN NOUVEAU SOUFFLE POUR 2020

    Le jeudi 27 février :

    Focus Pneumologie
    Jeu. 09:00 à La Maison des Centraliens à Paris

    Information Publié le 22/02/2020
  • Vente en ligne de médicaments : le projet de loi qui fâche la profession

    Les syndicats, l'Ordre des pharmaciens, des parlementaires, Xavier Bertrand… les voix s'élèvent contre le projet de loi qui pourrait favoriser la vente en ligne de médicaments sans ordonnance.

    Présenté ce matin en Conseil des ministres, le projet de loi « ASAP » pour « Accélération et simplification de l'action publique », suscite une levée de boucliers dans l'ensemble de la profession. Députée MoDem de Seine-Maritime et pharmacienne, Agnès Firmin Le Bodo a adressé hier un courrier au président de la République pour lui faire part de sa ferme opposition à tout assouplissement des conditions de vente en ligne pour les médicaments.
    « On assiste à un télescopage malheureux entre ce que veut le ministère de la Santé et ce que souhaite le ministère de l'Économie et des Finances, estime l'élue.Agnès Buzyn a permis au pharmacien d'avoir une place importante en tant qu'acteur de la santé et maintenant Bercy veut faire passer une loi qui ouvre la porte à des dérives en matière de sécurité sanitaire et menace l'avenir des officines, c'est totalement incohérent. » Agnès Firmin Le Bodo a été quelque peu étonnée lorsque Gilles Bonnefond, président de l'Union des syndicats de pharmaciens d'officine (USPO), l'a alertée sur le sujet (voir notre article « abonné ») la semaine dernière. « L'attention des députés est tellement concentrée sur la réforme des retraites que je ne suis pas sûre que tout le monde soit parfaitement au courant », observe-t-elle.

    Sur Twitter, Xavier Bertrand, ancien ministre de la Santé et actuel président de la région Hauts-de-France, a lui aussi pris position. « Je suis contre la libéralisation de la vente en ligne de médicaments envisagée par le gouvernement. Les patients ont besoin d'une pharmacie de proximité garantissant l'accès aux médicaments sur l'ensemble du territoire. » Si la ministre de la Santé a précisé ce matin que le gouvernement ne souhaitait pas que des plateformes « vendent des médicaments comme on vend des livres » et que l'ambition serait de « mutualiser la vente en ligne entre plusieurs pharmacies », le Conseil national de l'Ordre des pharmaciens a demandé le retrait pur et simple d'un texte qui n'apporte « aucune garantie de sécurité », selon sa présidente, Carine Wolf-Thal.

    Si la pharmacie en ligne française LaSanté.net a publié un communiqué où elle évoque une « avancée modeste freinée par des pharmaciens rétrogrades », elle est pour l'instant bien seule à défendre cette position. Selon un sondage mis en ligne sur le site de l'USPO, 98,9 % des pharmaciens interrogés sont « défavorables au développement des plateformes pour les médicaments » et 97 % se disent « prêts à se mobiliser ».

    Article de Pascal MARIE, le Quotidien du Pharmacien du 05.02.2020

    Information Publié le 10/02/2020
  • Comment gérer une petite blessure superficielle chez un chien ou un chat ?

    Les nombreuses activités des chiens et chats sont autant d’occasions de se blesser : coupures, éraflures, bagarres, blessures sur la voie publique…
    Les plaies présentant un caractère de gravité (qui saignent, sont étendues ou profondes, infectées, ou mal situées, près de l’œil par ex…) doivent être vues en urgence par un vétérinaire, mais quelques gestes simples permettent de gérer les petites blessures superficielles qui souvent cicatrisent toutes seules.

    1. Préparez le matériel

    La patience d’un animal est souvent limitée s’il a mal. Préparez tout pour réduire au maximum la durée des soins : ciseaux, nettoyant, désinfectant, nécessaire à pansement, lien à muselière, sac à déchet, lieu où vous ferez les soins (la table par exemple pour un chat ou un petit chien).

    2. Ne prenez aucun risque !

    Même superficielle, une plaie peut être douloureuse et entraîner des réactions de défense de l’animal (morsure, griffure). Faites vous aider pour maintenir doucement l’animal tout en le caressant. L’idéal est de museler les chiens au long museau (lien en tissu par ex, voir vidéos sur Youtube) avant de prodiguer les premiers soins.

    3. Nettoyez minutieusement la plaie

    Inspectez la plaie : retirez tous corps étrangers (gravillons, échardes…) ou saleté (terre) superficiels. Le secret d’une plaie propre consiste à retirer le maximum de poils tout autour sur au moins 1 cm pour éviter toute contamination. Si le vétérinaire utilise une tondeuse ou un rasoir, n’essayez pas de votre côté : le risque de blesser l’animal est trop grand ! Des ciseaux à bout ronds feront très bien l’affaire en coupant les poils au plus près de la peau.

    Les toutes petites plaies propres cicatrisent bien seules : il suffit de les nettoyer à l’eau ou au sérum physiologique tiède, sans frotter, du centre vers l’extérieur. La manipulation doit être douce, pour éviter tout stress à l’animal. Le dernier lavage avec un antiseptique (povidone iodée à 0,1 % ou chlorhexidine) réduit davantage le risque de contamination.

    4. Pansement ou pas ?

    Ça dépend ! Les éraflures et mini-plaies, bien propres, cicatriseront mieux à l’air, donc le mieux c’est de s’abstenir lorsque l’animal est à la maison. Avant de le sortir, protégez la plaie des souillures externes avec une compresse maintenue par une « chaussette » ou par une bande auto-adhésive. Un nettoyage au retour complétera le soin. Si vous optez pour un pansement (en présence d’autres animaux ou de jeunes enfants par exemple), ne collez jamais de sparadrap ou bande adhésive sur les poils car leur retrait est très douloureux. Les animaux ont souvent tendance à se l’arracher dans la minute qui suit sa confection (c’est frustrant). Sur une patte, le pansement glissera moins s’il englobe les articulations de part et d’autre de la plaie. Ne serrez pas et changez-le tous les 2 jours au maximum.
    Attention, devant tout signe d’infection ou d’absence de cicatrisation, consultez immédiatement votre vétérinaire.

    Docteur Florence Le Sueur/Le Quotidien du Pharmacien n°3571

    Conseil Publié le 28/01/2020
  • Quelles aides pour l'installation ?

    Pour profiter des prix de cession actuellement favorables, les candidats à l'installation peuvent bénéficier d'aides plus ou moins attractives.

    1- Les boosters d'apport

    Si l'apport du candidat est trop faible, un crédit peut être accordé par certains groupements pharmaceutiques ou des grossistes-répartiteurs qui proposent des boosters d'apport. Une solution qui peut permettre à un jeune pharmacien de doubler son apport personnel, somme qui sera alors considérée en fonds propres par la banque. Il s'agit alors d'un prêt participatif et non d'un prêt personnel que le jeune installé ne remboursera qu'une fois son emprunt bancaire remboursé.

    Le bénéficiaire peut être amené à rejoindre le réseau du groupement qui propose le booster pour une période minimum de 5 ans, voire plus selon les termes du contrat. Un prêt in fine peut aussi être proposé au pharmacien. Ce crédit prévoit un remboursement mensuel des intérêts, déductibles des impôts, mais plus élevés que dans le cas d'un prêt amortissable. Le prêt in fine permet de rembourser le capital en une seule fois, au moment de l'échéance. Pour cela, il faudra néanmoins développer son affaire avec efficacité et anticiper le terme de son prêt. Sans quoi le pharmacien ayant choisi le booster d'apport devra trouver un nouvel associé, voire revendre son officine.

    En complément du booster, des groupements proposent un soutien supplémentaire sous la forme d'une somme forfaitaire qui vient compléter la somme initiale, considérée comme une « bourse ».

    2- Obligations convertibles, une option à risque

    Certains groupements consentent un emprunt obligataire sous forme d'obligations convertibles en actions (OCA) pour permettre d'obtenir un apport suffisant. Une pratique tentante, mais qui peut avoir de lourdes conséquences. Le taux de rémunération de ce type d'emprunt s'élève en effet à 8 % selon les chiffres de l'Union des pharmaciens de région parisienne (UPRP). De plus, le pharmacien doit s'acquitter d'une prime de non-conversion des obligations lorsqu'il souhaite sortir du dispositif. Des contraintes qui peuvent conduire à un endettement important et pousser le pharmacien à des pratiques commerciales contraires au code de déontologie.

    3- Des speed datings pour les adjoints

    Pour recruter des adjoints candidats à l'installation, certains groupements organisent des speed datings plusieurs fois par an. Des ateliers sont proposés par des conseillers et des chargés de développement pour savoir comment chercher un associé, une pharmacie ou un financement. Les adjoints ont aussi l'occasion de présenter leurs projets aux acteurs présents.

    4- Le fonds InterPharmaciens de la CAVP

    Doté de 20 millions d'euros, il a été créé par la Caisse d'assurance vieillesse des pharmaciens (CAVP) en février 2019. Il a notamment été mis en place pour limiter les fermetures de plus en plus nombreuses d'officines qui ne trouvent pas de repreneur. Des prêts obligataires peuvent être accordés aux candidats pour que ces derniers puissent compléter leur apport personnel, sans limite d'âge, frais supplémentaire, ni garanties demandées. Pas besoin non plus d'adhésion ou d'affiliation. Les sommes allouées à intérêt de 2 % sont plafonnées à 500 000 euros par dossier et ne peuvent excéder 75 % de l'apport global du jeune investisseur. Elles sont remboursables dans un délai de 10 à 14 ans. Le fonds InterPharmaciens prend la forme d'un complément d'apport personnel. Il s'adresse à tout primo-accédant, indépendant, s'installant en SELAS, SELARL ou SPFPL. Il peut également intervenir pour le rachat de parts de société ou de reprise de fonds de commerce. Le délai de réponse est très court : l'obtention d'un premier avis d'éligibilité se fait sous 15 jours après dépôt du dossier et l'obtention de la décision de financement sous deux mois. La gestion du fonds a été confiée par la CAVP à la société ESFIN Gestion, qui se charge également de la sélection des dossiers via un comité de pilotage. 37 jeunes diplômés ont déjà bénéficié de ce dispositif depuis son lancement.

    5- Pharmequity, le projet de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France

    Il permettra aux pharmaciens de participer de manière individuelle au projet d'installation d'un confrère. Au lieu d'accorder un emprunt à ce dernier, l'idée consiste à entrer directement au capital de l'officine du futur installé. L'ensemble des projets sera mis en ligne sur un site dédié. Ils seront présentés par des fiches signalétiques qui résumeront les caractéristiques des officines en question pour permettre au « pharmacien investisseur » de faire son marché. L'officinal intéressé pourra fixer lui-même le montant qu'il souhaite engager et il pourra également panacher sa mise sur plusieurs offres. En proposant ce modèle, la FSPF veut inciter les titulaires à miser de petites sommes (moins de 30 000 euros) dans des officines éloignées de leur zone de chalandise. L’emprunt sera remboursé par la pharmacie. Un pacte d’associé suffira entre les parties contractantes. Le lancement de Pharmequity est attendu dans le courant de l'année...

     

    Lire la suite de cet article de Pascal Marie sur : Le Quotidien du Pharmacien n°3571

    Information Publié le 26/01/2020
  • Le jeûne peine à faire ses preuves !

    « Détox », surpoids, cancer, maladies chroniques, etc...

    En ce mois de bonnes résolutions et d’envie de « détox » après les fêtes de fin d’année, la pratique du jeûne, en particulier intermittent, séduit de plus en plus. Depuis les années 2000, les ouvrages sur le jeûne préventif et thérapeutique se sont multipliés en France, affichant la promesse « de maigrir, de se détoxifier ou de se soigner ».

    Un nombre croissant de patients atteints de maladies graves et/ou chroniques se posent la question de l’intérêt du jeûne dans leur parcours de soins, notamment à  la suite de la diffusion du documentaire de Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade « le Jeûne, une nouvelle thérapie » en 2011.

    Faute de filières structurées comme en Allemagne ou en Suisse, il est difficile d’obtenir des chiffres fiables sur le nombre de personnes qui jeûnent chaque année en France. Des estimations de 3000 à 5000 personnes pratiquant le jeûne non religieux chaque année circulent cependant. « Il s’agit d’extrapolations très grossières, à partir de données d’associations comme les réseaux de jeûne et de randonnée, explique le Dr Bruno Raynard, du service de nutrition de l’institut Gustave Roussy (IGR, Villejuif). Mais cette estimation est cohérente avec ce qu’observent les équipes cliniques ».

    Mais qu’en est-il des preuves scientifiques ? Selon une revue très récente du « New England Journal of Medicine » (1), le jeûne intermittent améliore la régulation du glucose et réduit le risque de diabète et de maladies cardiovasculaires. Pour autant, les bénéfices du jeûne restent discutés sur le plan scientifique.

    Amélioration des constantes biologiques

    En 2014, l’INSERM a publié une expertise collective portant sur l’évaluation de la pratique du jeûne à visée préventive ou thérapeutique. Si des modifications métaboliques induites peuvent être favorables, « aucune donnée clinique reposant sur des essais méthodologiques rigoureux ne peut étayer aujourd’hui le bien-fondé de cette piste », peut-on lire.

    Six ans plus tard, « il n’y a pas grand-chose de neuf, c’est assez décevant, déplore le Pr Bruno Falissard, pédopsychiatre, biostatisticien et co-auteur de l’expertise de 2014. Des études ont montré que le jeûne améliore transitoirement les constantes biologiques, en particulier le profil lipidique, mais rien ne montre un réel effet sur la morbimortalité ». En 2018, les auteurs d’un article paru dans la « Revue médicale suisse » parviennent à la même conclusion.

    Même sur la perte de poids, les données ne sont pas...

    Lire la suite de cet article de
    Charlène Catalifaud et Damien Coulomb
    dans : Le Quotidien du Pharmacien n°3571

    Information Publié le 21/01/2020
  • Comment les comptoirs viennent aux clients dans l’espace de vente

    Un terminal mobile utilisable par les équipes officinales pour la vente de produits hors ordonnance, voilà la solution proposée par Smart Rx afin de désengorger les comptoirs des grandes pharmacies, ou de celles qui ont une fréquentation parfois importante, liée à la saisonnalité par exemple.

    Ce terminal « Vente Mobile » permet de scanner les produits, de constituer ainsi le panier du client, d’appliquer le cas échéant une remise ou un programme de fidélité, et d’encaisser, que ce soit sous forme de carte bancaire ou en espèces. Le paiement n’a pas besoin d’être sur un comptoir physique.

    Les équipes peuvent ainsi accompagner les clients dans l’espace de vente fluidifiant ainsi le passage dans toute l’officine. Smart Rx précise que la prise en main de sa Vente Mobile est simple et intuitive, quelques minutes suffisent pour s’y habituer.

    Le plus de la solution : l’acte de vente est simplifié pour les équipes officinales, mais aussi pour les clients qui se sentent ainsi bien accompagnés.

    Prix : à partir de 15 € par mois.

    Nom du prestataire : Smart Rx

    Source : Le Quotidien du Pharmacien n°3562

    Information Publié le 14/01/2020
  • Pharmaciens : les clés pour comprendre 2020

    Aucun répit.

    Entre les fêtes de fin d’année, l’actualité de l’officine n’a connu aucune trêve.

    Que ce soit dans l’exercice du métier de pharmacien ou dans l’organisation même de la profession, la pharmacie est emportée dans un tourbillon d’innovations, d’évolutions réglementaires ou encore de réformes administratives.

    Dans cette profusion, certaines mesures annoncées au cours de l’année 2019 ont été revues ou reportées, tandis que d’autres seront bel et bien appliquées, témoins de la dynamique qui s'empare du monde officinal.

    Dispensation adaptée : un premier pas…

    Elle a fait l’objet d’un premier avenant qui formalisait sa création. Un second, l’avenant 20 à la convention pharmaceutique, précisera prochainement son application prévue pour le second semestre. Mais d’ores et déjà la dispensation adaptée, première d’une série d’interventions pharmaceutiques, a le mérite d’ancrer dans les textes ce que les pharmaciens pratiquent au quotidien : l’adaptation du nombre de boîtes à la situation du patient.

    Mais avec une différence de taille. Cette fois, l’officinal sera rémunéré pour cet acte à l’aide d’un code traceur. De plus, cette dispensation adaptée devra s'effectuer au sein de classes thérapeutiques définies (antalgiques, anti-inflammatoires par voie orale ou cutanée, médicaments contre les troubles gastro-intestinaux, pansements gastriques, bains de bouche, larmes artificielles…). Le mode de redistribution des économies entre les pharmaciens et l’assurance-maladie fixé à 45/55, ainsi que la base de calcul, la période de référence courant de juin 2019 à juin 2020, ne font certes pas l’unanimité au sein de la profession. Toutefois, rien ne devrait s’opposer à la signature de ce nouvel avenant dans les semaines à venir.

    NS : évitez le casse-tête

    Les nouvelles règles du « non-substituable », énoncées par l’article 66 de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2019, sont entrées en vigueur le 1er janvier. La mention « NS » est désormais strictement restreinte à la seule justification médicale. Dans le cas contraire, le remboursement par l’assurance-maladie sera fondé sur le prix du médicament générique le plus cher.

    Les règles sont claires, le « NS » ne s’applique que dans trois cas de figure. Il s’agit d’une prescription chez l’enfant de moins de 6 ans, quand aucun médicament générique ne détient une forme adaptée (EFG) (pipette, sachet…). Ou encore d’une prescription...

    Pour lire la suite de cette article, RDV sur le site du Quotidien Du Pharmacien

    Information Publié le 11/01/2020