Quotidien Du Pharmacien

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  • Comment gérer une petite blessure superficielle chez un chien ou un chat ?

    Les nombreuses activités des chiens et chats sont autant d’occasions de se blesser : coupures, éraflures, bagarres, blessures sur la voie publique…
    Les plaies présentant un caractère de gravité (qui saignent, sont étendues ou profondes, infectées, ou mal situées, près de l’œil par ex…) doivent être vues en urgence par un vétérinaire, mais quelques gestes simples permettent de gérer les petites blessures superficielles qui souvent cicatrisent toutes seules.

    1. Préparez le matériel

    La patience d’un animal est souvent limitée s’il a mal. Préparez tout pour réduire au maximum la durée des soins : ciseaux, nettoyant, désinfectant, nécessaire à pansement, lien à muselière, sac à déchet, lieu où vous ferez les soins (la table par exemple pour un chat ou un petit chien).

    2. Ne prenez aucun risque !

    Même superficielle, une plaie peut être douloureuse et entraîner des réactions de défense de l’animal (morsure, griffure). Faites vous aider pour maintenir doucement l’animal tout en le caressant. L’idéal est de museler les chiens au long museau (lien en tissu par ex, voir vidéos sur Youtube) avant de prodiguer les premiers soins.

    3. Nettoyez minutieusement la plaie

    Inspectez la plaie : retirez tous corps étrangers (gravillons, échardes…) ou saleté (terre) superficiels. Le secret d’une plaie propre consiste à retirer le maximum de poils tout autour sur au moins 1 cm pour éviter toute contamination. Si le vétérinaire utilise une tondeuse ou un rasoir, n’essayez pas de votre côté : le risque de blesser l’animal est trop grand ! Des ciseaux à bout ronds feront très bien l’affaire en coupant les poils au plus près de la peau.

    Les toutes petites plaies propres cicatrisent bien seules : il suffit de les nettoyer à l’eau ou au sérum physiologique tiède, sans frotter, du centre vers l’extérieur. La manipulation doit être douce, pour éviter tout stress à l’animal. Le dernier lavage avec un antiseptique (povidone iodée à 0,1 % ou chlorhexidine) réduit davantage le risque de contamination.

    4. Pansement ou pas ?

    Ça dépend ! Les éraflures et mini-plaies, bien propres, cicatriseront mieux à l’air, donc le mieux c’est de s’abstenir lorsque l’animal est à la maison. Avant de le sortir, protégez la plaie des souillures externes avec une compresse maintenue par une « chaussette » ou par une bande auto-adhésive. Un nettoyage au retour complétera le soin. Si vous optez pour un pansement (en présence d’autres animaux ou de jeunes enfants par exemple), ne collez jamais de sparadrap ou bande adhésive sur les poils car leur retrait est très douloureux. Les animaux ont souvent tendance à se l’arracher dans la minute qui suit sa confection (c’est frustrant). Sur une patte, le pansement glissera moins s’il englobe les articulations de part et d’autre de la plaie. Ne serrez pas et changez-le tous les 2 jours au maximum.
    Attention, devant tout signe d’infection ou d’absence de cicatrisation, consultez immédiatement votre vétérinaire.

    Docteur Florence Le Sueur/Le Quotidien du Pharmacien n°3571

    Conseil Publié le 28/01/2020
  • Quelles aides pour l'installation ?

    Pour profiter des prix de cession actuellement favorables, les candidats à l'installation peuvent bénéficier d'aides plus ou moins attractives.

    1- Les boosters d'apport

    Si l'apport du candidat est trop faible, un crédit peut être accordé par certains groupements pharmaceutiques ou des grossistes-répartiteurs qui proposent des boosters d'apport. Une solution qui peut permettre à un jeune pharmacien de doubler son apport personnel, somme qui sera alors considérée en fonds propres par la banque. Il s'agit alors d'un prêt participatif et non d'un prêt personnel que le jeune installé ne remboursera qu'une fois son emprunt bancaire remboursé.

    Le bénéficiaire peut être amené à rejoindre le réseau du groupement qui propose le booster pour une période minimum de 5 ans, voire plus selon les termes du contrat. Un prêt in fine peut aussi être proposé au pharmacien. Ce crédit prévoit un remboursement mensuel des intérêts, déductibles des impôts, mais plus élevés que dans le cas d'un prêt amortissable. Le prêt in fine permet de rembourser le capital en une seule fois, au moment de l'échéance. Pour cela, il faudra néanmoins développer son affaire avec efficacité et anticiper le terme de son prêt. Sans quoi le pharmacien ayant choisi le booster d'apport devra trouver un nouvel associé, voire revendre son officine.

    En complément du booster, des groupements proposent un soutien supplémentaire sous la forme d'une somme forfaitaire qui vient compléter la somme initiale, considérée comme une « bourse ».

    2- Obligations convertibles, une option à risque

    Certains groupements consentent un emprunt obligataire sous forme d'obligations convertibles en actions (OCA) pour permettre d'obtenir un apport suffisant. Une pratique tentante, mais qui peut avoir de lourdes conséquences. Le taux de rémunération de ce type d'emprunt s'élève en effet à 8 % selon les chiffres de l'Union des pharmaciens de région parisienne (UPRP). De plus, le pharmacien doit s'acquitter d'une prime de non-conversion des obligations lorsqu'il souhaite sortir du dispositif. Des contraintes qui peuvent conduire à un endettement important et pousser le pharmacien à des pratiques commerciales contraires au code de déontologie.

    3- Des speed datings pour les adjoints

    Pour recruter des adjoints candidats à l'installation, certains groupements organisent des speed datings plusieurs fois par an. Des ateliers sont proposés par des conseillers et des chargés de développement pour savoir comment chercher un associé, une pharmacie ou un financement. Les adjoints ont aussi l'occasion de présenter leurs projets aux acteurs présents.

    4- Le fonds InterPharmaciens de la CAVP

    Doté de 20 millions d'euros, il a été créé par la Caisse d'assurance vieillesse des pharmaciens (CAVP) en février 2019. Il a notamment été mis en place pour limiter les fermetures de plus en plus nombreuses d'officines qui ne trouvent pas de repreneur. Des prêts obligataires peuvent être accordés aux candidats pour que ces derniers puissent compléter leur apport personnel, sans limite d'âge, frais supplémentaire, ni garanties demandées. Pas besoin non plus d'adhésion ou d'affiliation. Les sommes allouées à intérêt de 2 % sont plafonnées à 500 000 euros par dossier et ne peuvent excéder 75 % de l'apport global du jeune investisseur. Elles sont remboursables dans un délai de 10 à 14 ans. Le fonds InterPharmaciens prend la forme d'un complément d'apport personnel. Il s'adresse à tout primo-accédant, indépendant, s'installant en SELAS, SELARL ou SPFPL. Il peut également intervenir pour le rachat de parts de société ou de reprise de fonds de commerce. Le délai de réponse est très court : l'obtention d'un premier avis d'éligibilité se fait sous 15 jours après dépôt du dossier et l'obtention de la décision de financement sous deux mois. La gestion du fonds a été confiée par la CAVP à la société ESFIN Gestion, qui se charge également de la sélection des dossiers via un comité de pilotage. 37 jeunes diplômés ont déjà bénéficié de ce dispositif depuis son lancement.

    5- Pharmequity, le projet de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France

    Il permettra aux pharmaciens de participer de manière individuelle au projet d'installation d'un confrère. Au lieu d'accorder un emprunt à ce dernier, l'idée consiste à entrer directement au capital de l'officine du futur installé. L'ensemble des projets sera mis en ligne sur un site dédié. Ils seront présentés par des fiches signalétiques qui résumeront les caractéristiques des officines en question pour permettre au « pharmacien investisseur » de faire son marché. L'officinal intéressé pourra fixer lui-même le montant qu'il souhaite engager et il pourra également panacher sa mise sur plusieurs offres. En proposant ce modèle, la FSPF veut inciter les titulaires à miser de petites sommes (moins de 30 000 euros) dans des officines éloignées de leur zone de chalandise. L’emprunt sera remboursé par la pharmacie. Un pacte d’associé suffira entre les parties contractantes. Le lancement de Pharmequity est attendu dans le courant de l'année...

     

    Lire la suite de cet article de Pascal Marie sur : Le Quotidien du Pharmacien n°3571

    Information Publié le 26/01/2020
  • Le jeûne peine à faire ses preuves !

    « Détox », surpoids, cancer, maladies chroniques, etc...

    En ce mois de bonnes résolutions et d’envie de « détox » après les fêtes de fin d’année, la pratique du jeûne, en particulier intermittent, séduit de plus en plus. Depuis les années 2000, les ouvrages sur le jeûne préventif et thérapeutique se sont multipliés en France, affichant la promesse « de maigrir, de se détoxifier ou de se soigner ».

    Un nombre croissant de patients atteints de maladies graves et/ou chroniques se posent la question de l’intérêt du jeûne dans leur parcours de soins, notamment à  la suite de la diffusion du documentaire de Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade « le Jeûne, une nouvelle thérapie » en 2011.

    Faute de filières structurées comme en Allemagne ou en Suisse, il est difficile d’obtenir des chiffres fiables sur le nombre de personnes qui jeûnent chaque année en France. Des estimations de 3000 à 5000 personnes pratiquant le jeûne non religieux chaque année circulent cependant. « Il s’agit d’extrapolations très grossières, à partir de données d’associations comme les réseaux de jeûne et de randonnée, explique le Dr Bruno Raynard, du service de nutrition de l’institut Gustave Roussy (IGR, Villejuif). Mais cette estimation est cohérente avec ce qu’observent les équipes cliniques ».

    Mais qu’en est-il des preuves scientifiques ? Selon une revue très récente du « New England Journal of Medicine » (1), le jeûne intermittent améliore la régulation du glucose et réduit le risque de diabète et de maladies cardiovasculaires. Pour autant, les bénéfices du jeûne restent discutés sur le plan scientifique.

    Amélioration des constantes biologiques

    En 2014, l’INSERM a publié une expertise collective portant sur l’évaluation de la pratique du jeûne à visée préventive ou thérapeutique. Si des modifications métaboliques induites peuvent être favorables, « aucune donnée clinique reposant sur des essais méthodologiques rigoureux ne peut étayer aujourd’hui le bien-fondé de cette piste », peut-on lire.

    Six ans plus tard, « il n’y a pas grand-chose de neuf, c’est assez décevant, déplore le Pr Bruno Falissard, pédopsychiatre, biostatisticien et co-auteur de l’expertise de 2014. Des études ont montré que le jeûne améliore transitoirement les constantes biologiques, en particulier le profil lipidique, mais rien ne montre un réel effet sur la morbimortalité ». En 2018, les auteurs d’un article paru dans la « Revue médicale suisse » parviennent à la même conclusion.

    Même sur la perte de poids, les données ne sont pas...

    Lire la suite de cet article de
    Charlène Catalifaud et Damien Coulomb
    dans : Le Quotidien du Pharmacien n°3571

    Information Publié le 21/01/2020
  • Comment les comptoirs viennent aux clients dans l’espace de vente

    Un terminal mobile utilisable par les équipes officinales pour la vente de produits hors ordonnance, voilà la solution proposée par Smart Rx afin de désengorger les comptoirs des grandes pharmacies, ou de celles qui ont une fréquentation parfois importante, liée à la saisonnalité par exemple.

    Ce terminal « Vente Mobile » permet de scanner les produits, de constituer ainsi le panier du client, d’appliquer le cas échéant une remise ou un programme de fidélité, et d’encaisser, que ce soit sous forme de carte bancaire ou en espèces. Le paiement n’a pas besoin d’être sur un comptoir physique.

    Les équipes peuvent ainsi accompagner les clients dans l’espace de vente fluidifiant ainsi le passage dans toute l’officine. Smart Rx précise que la prise en main de sa Vente Mobile est simple et intuitive, quelques minutes suffisent pour s’y habituer.

    Le plus de la solution : l’acte de vente est simplifié pour les équipes officinales, mais aussi pour les clients qui se sentent ainsi bien accompagnés.

    Prix : à partir de 15 € par mois.

    Nom du prestataire : Smart Rx

    Source : Le Quotidien du Pharmacien n°3562

    Information Publié le 14/01/2020
  • Pharmaciens : les clés pour comprendre 2020

    Aucun répit.

    Entre les fêtes de fin d’année, l’actualité de l’officine n’a connu aucune trêve.

    Que ce soit dans l’exercice du métier de pharmacien ou dans l’organisation même de la profession, la pharmacie est emportée dans un tourbillon d’innovations, d’évolutions réglementaires ou encore de réformes administratives.

    Dans cette profusion, certaines mesures annoncées au cours de l’année 2019 ont été revues ou reportées, tandis que d’autres seront bel et bien appliquées, témoins de la dynamique qui s'empare du monde officinal.

    Dispensation adaptée : un premier pas…

    Elle a fait l’objet d’un premier avenant qui formalisait sa création. Un second, l’avenant 20 à la convention pharmaceutique, précisera prochainement son application prévue pour le second semestre. Mais d’ores et déjà la dispensation adaptée, première d’une série d’interventions pharmaceutiques, a le mérite d’ancrer dans les textes ce que les pharmaciens pratiquent au quotidien : l’adaptation du nombre de boîtes à la situation du patient.

    Mais avec une différence de taille. Cette fois, l’officinal sera rémunéré pour cet acte à l’aide d’un code traceur. De plus, cette dispensation adaptée devra s'effectuer au sein de classes thérapeutiques définies (antalgiques, anti-inflammatoires par voie orale ou cutanée, médicaments contre les troubles gastro-intestinaux, pansements gastriques, bains de bouche, larmes artificielles…). Le mode de redistribution des économies entre les pharmaciens et l’assurance-maladie fixé à 45/55, ainsi que la base de calcul, la période de référence courant de juin 2019 à juin 2020, ne font certes pas l’unanimité au sein de la profession. Toutefois, rien ne devrait s’opposer à la signature de ce nouvel avenant dans les semaines à venir.

    NS : évitez le casse-tête

    Les nouvelles règles du « non-substituable », énoncées par l’article 66 de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2019, sont entrées en vigueur le 1er janvier. La mention « NS » est désormais strictement restreinte à la seule justification médicale. Dans le cas contraire, le remboursement par l’assurance-maladie sera fondé sur le prix du médicament générique le plus cher.

    Les règles sont claires, le « NS » ne s’applique que dans trois cas de figure. Il s’agit d’une prescription chez l’enfant de moins de 6 ans, quand aucun médicament générique ne détient une forme adaptée (EFG) (pipette, sachet…). Ou encore d’une prescription...

    Pour lire la suite de cette article, RDV sur le site du Quotidien Du Pharmacien

    Information Publié le 11/01/2020
  • Dernière ligne droite pour la vaccination à l'officine

    La Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) rappelle que près de la moitié de la population cible n’a pas encore été vaccinée contre la grippe. Un dernier effort est donc demandé aux pharmaciens pour convaincre ces patients fragiles.

    Une dernière piqûre de rappel avant les fêtes de fin d’année, et surtout avant la fin janvier, afin que les patients ciblés par les recommandations vaccinales et non vaccinés soient protégés avant le pic épidémique du mois de février. Ce message est diffusé par la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) qui se félicite que plus de deux millions de vaccinations antigrippales ont déjà été effectuées en pharmacie. 

    « C’est beaucoup et peu à la fois. Car malgré ce chiffre significatif, près de la moitié de la population cible n’est toujours pas vaccinée. Nous pouvons encore améliorer la couverture vaccinale de nos concitoyens », déclare Philippe Besset, président de la FSPF, qui exhorte les pharmaciens à recourir à leurs logiciels métier pour « repérer » ces patients les plus fragiles et non encore vaccinés.

    Article de Marie Bonté pour le Quotidien du pharmacien

    Information Publié le 24/12/2019
  • Nouvelles missions du Pharmacien : un oui sous condition !

    Les participants au congrès national des pharmaciens, qui s'est tenu le week-end dernier à Bordeaux, ont démontré leur enthousiasme pour leurs nouveaux rôles de professionnels de santé. La Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) n'en a pas moins réaffirmé la nécessité de contreparties économiques qui, seules, permettront à l'officine de relever ces défis. Car faute de moyens financiers suffisants, ces nouvelles missions resteront impossibles.

    Alors que l’année n’est pas encore terminée, l'agenda des pharmaciens pour 2020 est déjà bien rempli. Au fil de ses ateliers et de ses séances plénières, le congrès national des pharmaciens, qui s'est tenu à Bordeaux les 19 et 20 octobre, est revenu sur ces nombreux rendez-vous qui attendent la profession, et dont la vaccination contre la grippe n’est aujourd’hui que la première étape. À l’arrivée des TROD angine en début d’année devraient rapidement succéder les entretiens pour les patients sous chimiothérapie orale, et la mise en œuvre de la téléconsultation.

    Il est entendu que l’ensemble de ces nouvelles missions ne pourra être opérationnel que dans le cadre d’un exercice coordonné, comme l’a rappelé à la profession Nicolas Revel, directeur général de l’assurance-maladie. De même, Pierre-Jean Lancry, vice-président du Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance-maladie (HCAAM) a appelé à décloisonner le système de santé en s’appuyant sur le rôle du pharmacien et « l’excellence du maillage officinal ».

    Des entretiens payés à l’acte dès 2020

    Cette coordination suppose que les pharmaciens s’intègrent rapidement à...

    Lire la suite de cet article de Marie Bonte sur le site du Quotidien du Pharmacien...

    Actualité Publié le 22/11/2019
  • Fausses ordonnances : les codéinés en tête

    Les signalements d'ordonnances falsifiées ne cessent d'augmenter d'année en année. En 2018, ce sont les spécialités codéinées qui sont le plus souvent citées, devançant tramadol, prégabaline et zolpidem.
    Qu'ils se retrouvent face à des patients devenus accros ou à de véritables trafiquants, les pharmaciens se trouvent de plus en plus souvent confrontés à des prescriptions suspectes.

    En 2018, 1 950 ordonnances falsifiées ont été recensées par l'enquête OSIAP (Ordonnances suspectes indicateurs d'abus possible), menée par le Centre d'évaluation et d'information de la pharmacodépendance (CIEP). Un chiffre nettement supérieur à celui enregistré l'année précédente (1 290) et qui montre une nouvelle fois que le nombre de signalements ne cesse d'augmenter (seulement 756 cas avaient été comptabilisés en 2013). Mais qui est, sans aucun doute, bien en-deçà de la réalité. En tout, 3 340 médicaments ont été cités soit, dans le détail, 278 substances et 395 spécialités différentes. Sur la plus haute marche du podium depuis plusieurs années, le zolpidem a été détrôné par la codéine, antitussive et en association au paracétamol, qui représente à elle seule près de 30 % des cas recensés. Zolpidem, qui concentrait près d'un quart des signalements en 2017, n'est plus que 5e un an plus tard (8,6 % des signalements), devancé par la codéine donc, mais aussi par le tramadol (12,2 %) et la prégabaline (11,9 %). Depuis l'arrêté du 12 juillet 2017, 380 cas d'ordonnances falsifiées concernant les produits codéinés ont été enregistrés, contre seulement 20 avant le listage de ces spécialités. Une décision législative qui a entraîné une baisse de leur consommation mais qui a, semble-t-il, poussé dans le même temps de plus en plus de personnes à falsifier des ordonnances afin d'en obtenir.

    Des ordonnances souvent indétectables

    Le CIEP recueille deux fois par an, en mai et en novembre, les ordonnances suspectes identifiées par les officinaux. Ces « périodes d'enquête » sont menées via un questionnaire qui permet de déterminer les « caractéristiques démographiques, les médicaments concernés et les critères de suspicion de l'ordonnance ». À ces chiffres sont ensuite ajoutés ceux enregistrés tout au long de l'année. Des résultats particulièrement intéressants à connaître lorsqu'on se trouve derrière le comptoir, surtout à l'heure où les ordonnances « électroniques » prennent peu à peu le pas sur les prescriptions rédigées à la main. Toutefois, débusquer un patient malhonnête muni d'une ordonnance falsifiée est bien souvent mission impossible. Une « bonne » fausse ordonnance est même indétectable, comme le concède le CIEP. Entre les personnes devenues accros à certains médicaments et celles animées par le désir d'alimenter un véritable trafic, les profils des « suspects » sont aussi divers que variés. Toujours selon l'enquête OSIAP, les demandeurs sont le plus souvent des hommes (60 %) et l'âge moyen se situe autour de 35 ans. Toutes les générations sont concernées, de 10 ans pour le plus jeune falsificateur recensé, à 91 ans pour le plus âgé, selon l'enquête. Enfin, le patient est connu de l'officine dans moins de 10 % des cas.

    Cas extrêmes

    Bien conscients qu'ils ne parviendront pas à flouer le même officinal à plusieurs reprises, les auteurs d'ordonnances falsifiées écument les pharmacies, parfois pendant des années. Placée en garde à vue, une femme de 31 ans originaire du Nord avait ainsi récupéré illégalement plus de mille boîtes d'antalgiques et de somnifères pendant cinq ans. Le nombre de comprimés d'alprazolam, de tramadol et de zolpidem retrouvés chez cette dernière a levé tout doute sur la possibilité d'une consommation personnelle. À Beaucaire, dans le Gard, 251 fausses ordonnances médicales ont été retrouvées chez un homme de 64 ans, qui, depuis son ordinateur personnel, rédigeait de fausses prescriptions afin d'obtenir, selon ses dires, des somnifères pour son épouse. Usurpant, pendant quatre ans, le nom d'un seul et même généraliste, le sexagénaire a été inculpé par le tribunal correctionnel de Tarascon pour « escroquerie à la CPAM, faux et usage de faux » et attend aujourd'hui son procès. Condamnée à huit mois de prison avec sursis et à une obligation de se soigner, une femme vivant à Lorient, dans le Morbihan, a volé des ordonnances, les a photocopiées et a modifié les posologies pour obtenir un somnifère auquel elle était dépendante. Les ordonnances sécurisées nécessaires pour obtenir ce médicament n'auront pas empêché la trentenaire, qui utilisait plusieurs identités, de flouer quatre praticiens du département pendant deux ans avant que des pharmaciens vigilants ne finissent par donner l'alerte.

    Une pratique « normale » aux yeux de certains patients

    S'ils ne s'inquiètent pas d'éventuels risques iatrogéniques, une possible condamnation judiciaire donne tout de même quelques sueurs froides à certains usurpateurs, qui n'hésitent pas à se servir des forums de discussion sur Internet pour trouver conseil. « J'ai été pris hier en " flag " chez le pharmacien après lui avoir envoyé, via une application, une fausse ordonnance pour du Dafalgan codéine. J'en ai fait à peu près une vingtaine, je ne sais pas si le médecin ou le pharmacien va porter plainte… », raconte ainsi un utilisateur du site « PsychoActif ». Selon cet internaute, c'est l'addiction à ce médicament combinée aux nouvelles règles en vigueur qui l'a poussé à commettre ce délit. Certains utilisateurs lui préconisent d'aller discuter avec le médecin afin d'obtenir sa clémence.

    Considérée comme une fraude à la Sécurité sociale, la falsification d'ordonnance peut être très sévèrement punie par la loi. Si un particulier peut écoper d'une amende de 5 000 euros en cas de fraude avérée, une escroquerie manifeste (si l'ordonnance est créée de toutes pièces par exemple) peut, elle, être passible d'une amende de 375 000 euros et d'une peine de 5 ans d'emprisonnement, comme le précise l'article 313-1 du Code pénal.

    Comment reconnaître ?

    En France, l'application Alerte Pro Santé propose un service dédié aux vols d'ordonnances. Alimentée en continu par les signalements réalisés par les prescripteurs victimes de vols, la plateforme Alerte Pro Santé est en mesure d'adresser des alertes régionalisées aux pharmaciens susceptibles de se voir présenter ces « prescriptions maison ». Un dispositif dont l'efficacité dépend bien sûr de l'adhésion des professionnels de santé. À défaut, pour ne pas être dupe, quelques indices évocateurs suffisent à trahir les intentions douteuses : confusion ou nervosité devant le comptoir, présence sur l'ordonnance du tampon d'une autre pharmacie ou encore refus de présenter la carte Vitale.

    Source : Le Quotidien du Pharmacien n°3548
    Un article de Pascal MARIE

    Information Publié le 03/11/2019
  • Coup de frein sur le libre accès

    L’offre antalgique pourrait disparaître du rayon libre accès en janvier 2020. C’est en tout cas le vœu de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) qui vient d’engager une procédure dans ce sens.

    Le but ? Lutter contre le mésusage et ses graves conséquences en replaçant le paracétamol, l’ibuprofène et l’aspirine derrière le comptoir.

    Après l’ajout du message « surdosage = danger » sur les boîtes de paracétamol décidé en juillet dernier, l’ANSM souhaite mettre en place une nouvelle mesure de protection des utilisateurs d’antalgiques sans ordonnance.
    Concrètement, cela revient à sortir les spécialités contenant du paracétamol, de l’ibuprofène ou de l’acide acétylsalicylique – seuls ou en association – de l’espace libre accès.
    Une manière, selon l’Agence, de « renforcer le rôle de conseil du pharmacien ».
    Sur les 484 spécialités de la liste de médicaments autorisés en libre accès, 36 contiennent du paracétamol et 46 un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) soit 82 présentations concernées par cette mesure ; et 17 % du panier en libre accès.

    « Cette mesure s’inscrit dans la continuité des actions menées par l’ANSM pour renforcer le bon usage de ces médicaments qui sont très consommés en France, disponibles sans ordonnance, mais souvent banalisés au point que certains utilisateurs oublient qu’il s’agit bien de médicaments.
    Nous voulons modifier cette perception des patients actuellement majorée par leur présence en libre accès », explique le Dr Philippe Vella, directeur des médicaments en antalgie de l’ANSM.
    Une proposition et une justification soutenues par Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) car, souligne-t-il, « en dépit des conseils donnés par le pharmacien, ces spécialités pharmaceutiques peuvent être perçues par les patients comme des produits de consommation courante parce qu’elles leur sont directement accessibles ».

    Au cas par cas

    L’agence rappelle que si ces médicaments sont sûrs et efficaces lorsqu’ils sont correctement utilisés, ils deviennent dangereux en cas de mésusage. Le paracétamol, connu pour ses risques hépatiques, reste la première cause de greffe du foie d’origine médicamenteuse, tandis que les AINS peuvent entraîner de graves complications infectieuses ou rénales et sont fœtotoxiques à partir du 6e mois de grossesse.

    Instauré le 1er juillet 2008, le libre accès en officine est pourtant assorti d’un certain nombre de garde-fous visant à assurer le bon usage des médicaments.
    Mais l’agence pense qu’il est nécessaire d’aller plus loin. « Face à un patient qui arrive au comptoir avec la boîte d’antalgiques choisie en libre accès, le pharmacien pourrait se limiter à rappeler les règles de bon usage sans remettre en cause le choix de l’antalgique. Lorsque la demande d’antalgique est réalisée au comptoir, il est plus évident pour le pharmacien de vérifier que cette demande du patient correspond à son besoin. Certains mésusages courants pourraient ainsi être évités, comme l’utilisation de paracétamol pour soigner une gueule de bois ou d'ibuprofène au lieu de paracétamol en première intention pour une douleur légère à modérée », souligne le Dr Philippe Vella.
    Pour autant, l’ANSM ne remet pas en cause le principe même du libre accès.

    Phase contradictoire

    « Rappelons que pour qu’un médicament figure dans la liste « libre accès », le laboratoire doit nous envoyer une demande que nous analysons avant d’autoriser ou non la spécialité en libre accès. Rappelons également que les pharmaciens ont la liberté de positionner ces médicaments devant ou derrière le comptoir », précise le Dr Philippe Vella.
    Selon les derniers chiffres connus de l’AFIPA* datant de son baromètre 2014, 72 % des officines ont mis en place un rayon libre accès. Mais d’après le président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), Gilles Bonnefond, ce chiffre n'atteindrait pas 50 %.

    Pour mener à bien ce projet, l’ANSM a rencontré en amont les représentants ordinaux des pharmaciens et les représentants syndicaux des médecins et des officinaux, qui se sont montrés plutôt « favorables, voire très favorables » à cette idée.
    Les industriels de leur côté, « ne nous ont pas fait part d’une opposition à ce stade ». L’agence a initié fin septembre la phase contradictoire en envoyant un courrier à la vingtaine de laboratoires proposant des spécialités contenant un AINS disponibles en libre accès et à la quinzaine de ceux dont les spécialités devant le comptoir comprennent du paracétamol.
    Ils ont un mois pour transmettre leurs remarques, que l’Agence promet de prendre en compte.
    Pour l’AFIPA, qui estime que le projet « représente un véritable retour en arrière après une dizaine d’années de coconstruction du libre accès », les jeux sont déjà faits (voir ci-dessous).

    Un très bon signal

    L’ANSM ne cache pas son souhait de voir cette mesure en place dès janvier prochain puisqu’elle n’a pas d’impact industriel en termes de fabrication, « contrairement à l’instauration du message « surdosage = danger » sur les boîtes de paracétamol qui implique un réétiquetage selon des normes précises et un écoulement des stocks ».
    En outre, souligne le Dr Philippe Vella, ces médicaments restent disponibles sans ordonnance. « Nous comptons sur le pharmacien pour qu’il joue pleinement son rôle, notamment dans la délivrance de messages de bon usage du médicament de façon à ce qu’il soit utilisé à bon escient. »

    Une confiance renouvelée appréciée par les syndicats. « La FSPF se félicite que l’ANSM reconnaisse le rôle des pharmaciens d’officine dans la sécurisation de la dispensation de ces médicaments », indique Philippe Besset.
    De son côté, Gilles Bonnefond salue la « position courageuse de l’ANSM » et se félicite que certaines dérives constatées chez des confrères soient amenées à disparaître. « Les promos sur le paracétamol ou l’ibuprofène, la pyramide de paracétamol au milieu de la pharmacie, tout cela, c’est fini. Pour certains, le rayon libre accès était devenu un rayon discount.
    Or c’est un autre métier que celui de la santé. L’USPO défend depuis des années un parcours de soins en opposition avec un parcours de consommation, la décision de l’ANSM est donc un très bon signal. »
    Mais le président de l’USPO espère que l’Agence ne s’arrêtera pas en si bon chemin.
    Son vœu ? Qu’elle se penche sur la vente de ces mêmes spécialités sur Internet. « À un moment il avait été envisagé de ne permettre la vente en ligne que pour les médicaments figurant sur la liste du libre accès, se souvient Gilles Bonnefond. L’idée mérite d'être creusée. »

    * Association française de l’industrie pharmaceutique pour une automédication responsable.

    Article de Mélanie Maziere
    Source : Le Quotidien du Pharmacien n°3546

    Actualité Publié le 14/10/2019
  • Les petites pharmacies vont devoir s'adapter !

    Confrontées à des adversaires bien mieux armés, les petites officines souffrent en France, comme dans le reste de l'Europe. En Belgique et en Italie, notamment, l'apparition de chaînes et de « supermarchés de la santé » est un facteur aggravant pour le réseau officinal.

    Durement concurrencées par des réseaux et groupements de pharmacies de plus en plus puissants, soumises aux baisses du prix du médicament, contraintes à de lourds investissements pour pouvoir réaliser les nouvelles missions, les petites officines s'inquiètent pour leur avenir.

    Réalisée par Fiducial et l'IDRAC Business School, école de commerce présente sur neuf campus du pays, une étude s'est intéressée aux conditions de réussite et d'échec des pharmacies indépendantes en France, en Belgique et en Italie. Alors que dans ces trois pays, le modèle économique traditionnel des pharmacies, « est aujourd’hui en fort déclin », note le rapport, les plus fragiles d'entre elles subissent de plein fouet la restructuration du secteur. 
    Les entretiens qui ont nourri ce travail donnent un aperçu du ressenti de pharmaciens installés dans ces trois pays qui présentent des caractéristiques différentes, mais partagent aussi quelques points communs. 
    En France, comme chez nos voisins, l'âge d'or de la pharmacie a vécu et les « indépendants » doivent faire preuve d'une grande capacité d'initiative et d'adaptation pour espérer survivre.

    En Belgique : résister à la guerre des prix de Médi-Market

    Depuis deux décennies, la Belgique perd, chaque année, entre trente et cinquante officines. Une tendance de fond qui s'est accélérée sur la période récente, marquée par l'avènement, en 2009, de Médi-Market, le premier « supermarché de la santé ».
    Tablettes tactiles en libre accès pour offrir aux patients des informations sur les traitements, machines capables de réaliser en quinze minutes un test de peau pour diagnostiquer le vieillissement cutané́ et les soins acnéiques, possibilité de s’entretenir gratuitement, en officine, avec des diététiciens, des esthéticiens, ou encore des naturopathes…
    Difficile de rivaliser avec une entreprise à la palette de services aussi large et qui mène une guerre des prix insoutenable pour des officinaux indépendants.
    Surtout dans le pays qui dispose du réseau le plus dense de l’Union européenne, après la Grèce, avec près de 5 000 officines pour environ 11 millions d'habitants.

    Les pouvoirs publics belges ont donc décidé, via un moratoire reconduit jusqu'à cette année, de « stabiliser le nombre maximum d'officines autorisées, pour limiter le nombre de concurrents ».
    Un an après l'arrivée de Médi-Market, les autorités du plat pays avaient déjà choisi de « forfaitiser » la marge du pharmacien sur les médicaments délivrés sur ordonnance.
    Rémunérés depuis 2013 pour certains actes de conseil et de suivi, les pharmaciens indépendants belges s'estiment tout de même « en danger ».
    De plus, comme le déplore l'étude, « leurs stratégies pour résister ne relèvent pas d’une action collective », notamment à grande échelle.
    Toutefois, lorsque la concurrence est « mesurée », et surtout si aucun Médi-Market ne se trouve aux alentours, certains indépendants parviennent à dégager des bénéfices, parfois « exceptionnels ». Une preuve que le modèle, encore ultra-majoritaire en Belgique, n'est pas totalement mort, même si la réussite passe par « des économies d'échelle » et requiert une « augmentation du volume d'activité ». Comme beaucoup de leurs confrères français, les indépendants belges tentent aussi de développer des stratégies pour attirer de nouveaux patients, en s'appuyant notamment sur la qualité du conseil et un suivi individualisé.

    En Italie : des subventions pour les pharmacies rurales

    Longtemps dominé par un modèle familial, le secteur de la pharmacie d'officine italien a vu sa situation concurrentielle se détériorer « considérablement » depuis le début des années 2000.
    Alors que 10 % des pharmacies transalpines sont détenues par les communes, plusieurs grandes villes, essentiellement dans le nord du pays, ont « cédé une partie majoritaire du capital à des sociétés privées spécialisées », note le rapport.
    Phoenix, LloydsPharma ou Celesio rassemblent parfois jusqu'à 90 officines et ne sont pas les seules structures contre lesquelles les indépendants doivent lutter.
    Les pharmacies hospitalières du pays sont autorisées depuis plusieurs années déjà, à vendre au grand public des médicaments sur prescription, en profitant d'un abattement de 50 % qui leur permet de mettre en place des politiques tarifaires difficiles à contrer.

    À cela, est venue s'ajouter la possibilité pour des grandes surfaces et des boutiques spécialisées de proposer des médicaments en vente libre, des produits parapharmaceutiques et même certaines spécialités de prescription médicale obligatoire non remboursables.
    Les régions ont aussi la possibilité d'acheter « directement aux fabricants certains médicaments, souvent les plus coûteux ». Dans ce cas, les pharmacies d'officine, qui ont la charge de les distribuer aux citoyens, ne jouent plus alors « qu'un rôle d'intermédiaires et ne touchent plus que quelques euros par médicament vendu ».
    Sans surprise, tous ces changements ont fait baisser « de manière significative » le chiffre d'affaires de nombreux indépendants.
    Comme l'anticipe l'étude, toutes ces mutations vont « bouleverser le paysage pharmaceutique italien », avec sans doute l'arrivée de nouveaux investisseurs, peut-être issus de la grande distribution.
    En attendant, pour permettre à des territoires isolés de ne pas se retrouver dépourvus d'officine, des subventions pouvant atteindre 20000 euros chaque année sont accordées par les pouvoirs publics régionaux à certaines pharmacies si leur chiffre d'affaires n'atteint pas un certain seuil.
    Une mise sous perfusion déjà suggérée par la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) pour les officines les plus fragilisées de l'Hexagon


    Source : Le Quotidien du Pharmacien n°3545

    Actualité Publié le 11/10/2019